dimanche 1 novembre 2009

ANDY GOLDSWORTHY


RIVER AND TIDES / LE FILM


"Les amis du cinéma de Vesoul" proposent la projection du film documentaire "Rivers and Tides" le mardi 10 novembre 2009 au cinéma Le Majestic-espace lumières. Un film réalisé par Thomas Riedelsheimer sur le travail de l'artiste Andy Goldsworthy, Un des chefs de file du Land art avec Robert Smithson ou Michael Heizer, Oppenheim, Christo ou Fulton pour les États-unis ; Barry Flanangan et Richard Long en Grande-Bretagne ou encore Rinke en Allemagne... L'artiste Frank Morzuch, installé en Franche-Comté, est invité pour un dialogue avec la salle sur le sujet de cette forme d'art particulier.




River and Tides (extraits 1)

River and Tides (extraits 2)



VESOUL - CINEMA LE MAJESTIC
mardi 10 novembre à 20h15
(en présence de l'artiste Frank Morzuch)
GRAY - CINEMAVIA
13 novembre


VOIR LE PORTAIL DU LAND ART




vendredi 30 octobre 2009

MICHEL LOUP (CARNET DE TOURNAGE)


MICHEL LOUP
(SÉANCE PHOTO DU VENDREDI 30 OCTOBRE 2009)

Le type venait de recevoir un prix. Et quand je dis un prix, je veux dire une de ces récompenses de dimension internationale qui couronnent un boulot d’exception. Michel Loup, un des grands vainqueurs du "Veolia Environnement Wildlife Photographer" cette année. Le genre de médaille qui vous envoie d’un seul coup un homme et tout son travail acharné, jusqu’aux sommets de sa profession ; une sacrée pichenette que ce type-là n'a pas volé ! Michel Loup. Je suis tombé sur son nom par hasard, à force de bricoler des mots clés dans les zones de recherche aléatoires sur Internet. Le Jura, la région de Franche-Comté et la photographie. Michel Loup, un jurassien primé pour son image d’un brochet lors d’un concours, (un des plus prestigieux du monde). Michel m’a raconté la scène... l'estrade du Muséum d’histoire naturelle à Londres... Les centaines de personnes, les milliers de spectateurs réunis dans la salle d’exposition derrière la façade victorienne de l’énorme édifice historique planté sur Cromwell road. Pas le genre d’endroit où traîner en bottes et en col roulé ! Il revenait juste de la capitale de l'ex empire britannique avec l'idée qu'on ne le dérangerait plus pendant au moins plusieurs mois d'hiver ! J'ai dû insister... (L’homme et son côté farouche, ses silences vigilants face au bruit excessif ou dans le raffut des éclairages trop vifs... )



PHOTO © JL GANTNER 2009


J'ai dû convaincre mon « bonhomme » de se laisser approcher par des gens de télévision pressés par des impératifs de toute sorte ; leurs contraintes d’un planning serré pour parler du monde et d’un tas de choses importantes comme la couleur du ciel et ce paquet de ballons invisibles qui nous éclatent les yeux les jours d’orages.




Nikon D2X + Nikkor 17-55mm f2.8 lens at 17mm 1/160 sec at f10 ISO 400 Aquatica

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP


Le prix "Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009" (dans la catégorie "subaquatique), une des plus prestigieuses récompenses du monde, décernée au muséum d'histoire naturelle de Londres parmi plus de 40 000 concurrents provenant de 94 pays.



TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP


VOIR AUSSI UN PORTFOLIO DE MICHEL LOUP / JURA


Je lui avais promis de ne rien bouleverser de son emploi du temps surbooké par la lumière changeante et les voiles de brumes qui semblaient terriblement l'inquiéter cette après midi-là. J'avais tout de même fini par obtenir ce précieux rendez-vous grâce à l’intervention de son éditeur Bruno Salvi et d’une astuce consistant à impliquer son laboratoire à Champagnole. L'idée d’en apprendre d’avantage sur l’homme et sa passion pour la nature sauvage, les paysages subaquatiques. Une belle rencontre. Une sacrée foutue belle ballade dans les environs du Frasnois, dans la régions des quatre lacs.




PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


Derrière l’objectif de sa caméra à ressorts, tout le talent de Jean-Marie Baverel pour filmer l'homme qui photographie les grenouilles avec leurs grands yeux de dessins animés japonais... Pas un de ces cow-boys clinquants qui tournent tout de traviole à force de ne jamais regarder ce qu'ils filment, non ! Juste un vrai caméraman de télévision avec son tas de convictions précises sur les cadres fixes, les opinions toutes faites... les idées molles... le siège immobile du temps figé. Le mec occupé derrière son diaph et toute sa gamme d’humeurs livrées avec les jours de pluie... le type et son œil bien ouvert s’est occupé de l’image du monsieur dans une des ces lumières qu’on n’est pas près d’oublier dans les gammes de feu. Une vraie fournaise pour le cœur. Le Monsieur, Michel et son Nikon™ flambant neuf, voilà pour le côté technique pour tous ceux qui s’intéresseraient à ce genre de détail absolument indispensable à une discussion entre nous! Le monsieur et son œil hyper sensible au moindre chuchotement du soleil.



JEAN-MARIE BAVEREL, CAMERAMAN À FRANCE TÉLÉVISION ET LE PHOTOGRAPHE MICHEL LOUP
PHOTO © JL GANTNER 2009


JEAN-MARIE BAVEREL, CAMERAMAN À FRANCE TÉLÉVISION ET LE PHOTOGRAPHE MICHEL LOUP
PHOTO © JL GANTNER 2009


Je crois qu’on a d’abord parlé comme d’autres auraient pu dire qu’ils avaient longtemps marché. Un flagrant délit de bavardage un peu abrupt au milieu d’un champs d’automne prévu comme décor à notre rencontre, toute... professionnelle. À vrai dire, Michel n’était pas très à l’aise dans l’exercice des interviews et du portrait calqué sur les croûtes qu’on trouve accrochées un peu partout dans les musées. L’exercice des curriculum vitae... les questions à double entrée... les mille pièges tendus par le questionnement habile... toute la belle panoplie du reporter bien habillé pour se faire beau sur un plateau de télé. Bref ! (comme on arrête pas de dire dans le poste un peu étriqué pour aller jusqu’au bout de ses raisonnements). Je crois que c’est à ce moment-là que le monsieur et son bel appareil photo attaché autour du cou m’a parlé de ses libellules dans la lumière bleue... Un paquet de bestioles qui l’amusaient depuis qu’il était petit. Des libellules et des grenouilles, des crapauds et des poisons d’eau douce. Tout ce que le môme planquait derrière son armature d’homme sérieux pour faire son mec crédible dans le grand monde... Tout ce que sa retenue naturelle lui avait soigneusement évité de tout balancer devant la caméra. Un monde secret : celui des marmites bouillonnantes peuplées de sentiments intérieurs ; des scènes féeriques camouflées sous la surface ("l'essentiel est invisible pour les yeux"disait st Ex) ; celui d'une poésie singulière. Je ne sais pas si j’ai le droit de vous dire ça ? Une confidence ne s’expose pas sous la lumière des projecteurs. C’était encore il y a peu, une simple question de bon sens, une question de principes. Une sorte d’égard, de respect pour l’intimité des gens. Oui, cette sorte de grâce dans les rapports humains.



PHOTO © JL GANTNER 2009


Alors voilà ! je voulais juste aussi dédier au monsieur ce brouillon pictural, cette impression d’automne inspirée par ses beaux voyages à lui, ses paysages d’enfance grands formats... Juste quelques images volées en forme de cadrages triturés à la lumière jurassienne pendant qu’on parlait d’un prix, un grand prix international qui récompense le meilleur photographe de l’année, le boulot patient, la persévérance... et puis les sentiments, les foulures intimes... l’effet des écorchures de toute une vie.



PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


Et puis tiens ! Je ne sais pas pourquoi, mais je pense juste à l'instant à ce trio, cet Opus 100 de Schubert... Cette bande originale du superbe "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick... Oui, allez savoir pourquoi ? Peut-être pour la couleur, le côté cramé de l'endroit en pareille époque ! C'est ça, "Barry Lyndon" pour la lumière éclatante du décor et les tableaux magnifiques qui se succèdent sur de la musique baroque. Un tas de zoom arrières... Je ne sais pas !?...
NÉON™



PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009


PHOTO © JL GANTNER 2009





mercredi 28 octobre 2009

PIERRE ET SIMONE BLONDEAU




mardi 27 octobre 2009

MICHEL LOUP (JURA)



MICHEL LOUP
PHOTOGRAPHE PAYSAGISTE JURASSIEN


Il est l'un des grands vainqueurs du "Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009" (dans la catégorie "subaquatique), un des prix les plus prestigieux du monde, décerné au muséum d'histoire naturelle de Londres parmi plus de 40 000 concurrents provenant de 94 pays.



PORTFOLIO - JURA





























TOUS DROITS RÉSERVÉS © MICHEL LOUP

MICHEL LOUP TRAVAILLE AVEC LE LABORATOIRE COLORPIX À CHAMPAGNOLE / JURA
COLORPIX


samedi 24 octobre 2009

LE PANOPTIQUE DE NÉON™ / 5



LE "PANOPTIQUE" PERSISTE DANS LE JOURNAL DE NÉON™. UNE RUBRIQUE RÉGULIÈRE POUR DÉNICHER DES RÉFLEXIONS, DES MORCEAUX D'ESPRITS... UNE SORTE D'ANTIMANUEL RÉCURENT DES PIPE-LINE DE LA PENSÉE DIRIGÉE.



LE RADEAU DE LA MÉDUSE / Théodore Géricault, 1819 / Musée du Louvre, Paris


LA FRANCE DE "CIORAN"
(EXTRAIT)


"Un peuple sans mythes est en voie de dépeuplement. Le désert des campagnes françaises est le signe accablant de l'absence de mythologie quotidienne. Une nation ne peut vivre sans idole, et l'individu est incapable d'agir sans l'obsession des fétiches.

Tant que la France parvenait à transformer les concepts en mythes , sa substance vive n'était pas compromise. La force de donner un contenu sentimental aux idées, de projeter dans l'âme la logique et de déverser la vitalité dans des fictions-tel est le sens de cette transformation, ainsi que le secret d'une culture florissante. Engendrer des mythes et y adhérer, lutter, souffrir et mourir pour eux, voilà qui révèle la fécondité d'un peuple. Les "idées" de la France ont été des idées vitales, pour la validité desquelles on s'est battu corps et âme. Si elle conserve un rôle décisif dans l'histoire spirituelle de l'Europe, c'est parce qu'elle a animé plusieurs idées, qu'elle les a tirées du néant abstrait de la pure neutralité. Croire signifie animer.
Mais les Français ne peuvent plus ni croire ni animer. Et ils ne veulent plus croire, de peur d'être ridicules. La décadence est le contraire de l'époque de grandeur : c'est la retransformation des mythes en concepts.

L'arrachement aux valeurs et le nihilisme instinctif contraignent l'individu au culte de la sensation. Quand on ne croit à rien, les sens deviennent religion. Et l'estomac finalité".
EMILE CIORAN


Extrait d'un portrait de la France écrit en 1941 par le philosophe d'origine roumaine, Emile Cioran, qui parlait de ce pays qui le fascinait, comme un pays à la fois jouisseur et désespéré. « De la France », de Cioran, L'Herne, 96 pages, 9,50 E.


O SOLITUDE







vendredi 23 octobre 2009

L'ATELIER DE JULES™ / XI



LA FONTAINE DE BANON









TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009

Banon est un village des Alpes de Haute Provence. Pour le reste, c'est-à-dire cette improbable variation picturale autour d'une fontaine... Il faut s'en remettre à cette humeur particulière d'un jour d'automne passé à foncer à foncer droit devant sur les routes de la Drôme ou du Vaucluse, malgré les virages, et jusqu'à cet endroit dont je vous parle. Autant dire que je ne suis pas tombé sur cette fontaine là par hasard, mais plutôt par le biais d'un ami vieux de vingt de vingt ans qui ne voulait pas que je ne reparte sans boire un peu d'eau de cette fontaine-là de Banon. Un alpiniste. Un de ces potes qu'on traîne toute sa vie malgré les virages et les changements de direction, à cause de cette corde sûrement, qui nous reliait au dessus des failles et des précipices. C'est ça. Ce truc agréable de retrouver quelques vieilles sensations qu'on croyaient perdues dans le mouvement de l'air et les embruns. Une fontaine... comme on penserait d'emblée à une fontaine de jouvence, peut-être ? L'idée de se dire que la partie n'est jamais définitivement terminée, que tout reste encore possible malgré nos amours perdus et nos coups de cœurs égarés. Mais je ne sais pas pourquoi je vous parle, à vous, de cette fontaine, alors que je m'étais promis de vous parler de Pourcell. Une petite madeleine d'Henri Pourcell, un baroque dans ce style anglais particulier. O Solitude...

Réf : O solitude, Z406 / James Bowman, King consort's. ou O Solitude - Songs - Henry PURCELL / Gérard Lesne, Il Seminario Musicale - Naïve E 8882. Je vous supplie d'écouter ça, sur une de ces routes sinueuses du Vaucluse ou ailleurs, ça n'a vraiment aucune espèce d'importance. Voilà, c'est dit.
Jules



mardi 20 octobre 2009

LA DAME DE NYONS...


PORTFOLIO



LA DAME DE NYONS / PHOTOMOBILES™
(VARIATIONS KITSCHES)

Variations photographiques autour d’une dame serrée dans sa gaine en cuir sur la rive droite de l’Eygues et sous les coteaux des Baronnies. Une dame dans la vitrine, une pin-up taillée dans le plâtre et peinte à la main. Une bombe vernie, taillée sur mesure, et sa tignasse en taule ondulée pour épater les passants. Une belle dame qui se trémousse derrière son mur en verre pour se protéger du froid et d’un tas de courants d’air frais pendant qu'on la regarde. Une dame dans la lucarne qui frime un peu avec ses cheveux bien mis et sa frimousse de starlette réfrigérée.



LA DAME DE NYONS / PHOTOMOBILE © JL GANTNER 2009


LA DAME DE NYONS / PHOTOMOBILE © JL GANTNER 2009


LA DAME DE NYONS / PHOTOMOBILE © JL GANTNER 2009

Les images Photomobiles™ résultent d'une prise de vue réalisée à partir d'un téléphone mobile disposant d'un mode photo d'une qualité relativement médiocre. L'entreprise consiste alors à se lancer dans l'aventure d'une composition plastique à partir du fichier numérique obtenu au moment d'une séance d'enregistrement forcément hasardeuse. Un simple tir au jugé, sans idée préconçue ni préméditation d'aucune sorte...




VOIR LE SITE DES PHOTOMOBILES™ / JL GANTNER

LES PHOTOMOBILES™



dimanche 18 octobre 2009

BALLADE D'AUTOMNE


RETOUR SUR UNE IDÉE FIXE...
LA SAISON DES SOLDES
ET AUTRES POÈMES DE MONTAGNE


PHOTO © JL GANTNER

Une ballade en montagne pour parler de nos points de vues respectifs. Cette belle invention d'un paysage entre nous pour saisir toute la lumière de nos relations passagères. Un véritable laboratoire d'idées neuves. Toute une industrie du vertige, pour combattre les sentiments pittoresques. Bref ! Un peu d'alpinisme automnal dans les chaos glaciaires en train de fondre, des parois métalliques étincelantes dans des gazons rouillés. Le feu des corps célestes hâtés par le mouvement des blizzards. Une sorte de fièvre montagnarde comme une épidémie répandue en masses d'air rassurantes pour emplir le vide des saisons. L'époque des soldes à Chamonix. Des tas de vitrines en promo et toutes les fins de séries accrochées au zinc dans les bistrots. Voilà pour le motif, l'illusion d'une bonne affaire à saisir au comptoir avant le début de l'hiver.


AIGUILLES DE CHAMONIX/MASSIF DU MONT-BLANC/FRANCE



PETITS CHARMOZ 2867M / MASSIF DU MONT-BLANC
PHOTO © JL GANTNER


AIGUILLE DE BLAITIÈRE 3507M, CISEAUX 3300M, FOUS 3501M / MASSIF DU MONT-BLANC
PHOTO © JL GANTNER


AIGUILLES DE CHAMONIX / MASSIF DU MONT-BLANC
PHOTO © JL GANTNER


MASSIF DES AIGUILLES ROUGES
PHOTO © JL GANTNER


Et puis plus loin, en dépassant Lyon puis Grenoble, et juste à la frontière des Alpes et de la région de Provence, dans un immense déluge de baronnies ancestrales... Ce pays de Giono vers Manosque, cette Drôme de Barjavel sous les pentes rugueuses du Mont Ventoux et des marnes bleues de Tarendol. (« Ravage », « Le voyageur imprudent », « La tempête », « Les chemins de katmandou », « La nuit des temps ») Quelques-uns des cent mille livres de la librairie de Banon, ce Bleuet et son intégrale de la Pléiade plantée dans un village de moins de neuf cent habitants. Un endroit formidable et rempli de gens ! Plein de pièces superposées avec des tas de trucs à lire. Un véritable labyrinthe rempli de bouquins plus ou moins comestibles selon la saison, et planté dans un de ces petits villages typiques des Alpes de haute Provence, juste au pied de la montagne de Lure. 500 m2 de rayonnage ordonné par critères de couleurs de tailles ou d’odeurs d’encres hétéroclites... une des plus importantes librairies indépendantes en France, et des gentilles vendeuses pour renseigner les lecteurs perdus sous leurs drôles de couvertures.



Car Il faut s’y perdre... sonder, fouiller le Bleuet, pour tomber sur un vieux Kerouac délabré, Camus, Beckett, Joyce ou kafka au lieu d’un prix de Flore, (un de ces Nothomb notoire dans sa belle couverture réfrigérée par l’hiver un peu cher et les masses d’air qui circulent dans les champs de blés sur une petite musique de Schubert...) explorer le bel endroit, au hasard d’une séance de vadrouillage en règle au rayon policier, une belle balade au milieu des références singulières (de la littérature montagnarde, militaire ou pompier). Des belles lettres dans leurs formes crénelées. Un bouquin de pierres par exemple ! je veux dire quelque ouvrage sur les pierres sèches ou, un bel ouvrage de maçons pour reconstruire son décor intérieur comme autant de paysages infinis ; un dictionnaire commenté sur le marbre et ses fêlures en forme de veines indissociables. Un vrai filon pour voyager dans les étoiles et lézarder entre des murs opaques. Des milliers de romans, des albums, des glossaires, des lexiques... pour attirer le vent dans les vagues et fabriquer des marées de sentiments. C’était bientôt la nuit. La jeune fille de l'entrée me parlait des journaux d’Ernst Jünge et des sœurs Brontë pendant qu’on discutait avec un ami des belles pages de l’album d’André Breton. On a fini à moitié affalés sur le Garamond doré de Lévi-Strauss pour tenter de nous réconcilier avec Buren et Soulages, l’anthropologie de l’art moderne... aussi vrai que je vous le raconte. Une libraire... dans la Pléiade à Banon ! La veille d'une journée de montagne dans l'Obiou.
Bref ! Il était tard et c'était l'heure de déguerpir... Mon pote et moi, on s'est fini au requiem de Mozart sur les routes des baronnies et sous les fortifications brantesques de la montagne de Blay, après s'être aussi coltés Brahms et Fauré juste avant un verre de Bordeaux, un morceau de bœuf cuit à point et une soupe aux marrons à se crever les papilles juste après. Celle de « Catherine ». « Elisa et Lucie » revenaient de Nyons où l'une et l'autre apprenaient respectivement le français, les maths, le football, le provençal et le latin. Comme quoi rien n’est perdu pour l’avenir des libraires et la littérature de bon goût ! C'est à peu près comme ça qu'on a dû se préparer à l'escalade du lendemain. Des heures de bagnole à cause de l'enrobé frais et des couleurs magnifiques qui dégommaient le ciel de partout.



PHOTO © JL GANTNER


GRANDE TÊTE DE L'OBIOU
/DEVOLUY/FRANCE



GRANDE TÊTE DE L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY

PHOTO © JL GANTNER


L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


CONTREFORTS (OUEST) DE L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


CONTREFORTS (EST) DE L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


LE PIERRIER DE L'OBIOU 2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


LE PIERRIER DE L'OBIOU
2789M. MASSIF DU DEVOLUY
PHOTO © JL GANTNER


PHOTO © JL GANTNER


Premières images d'un "retour" aux montagnes...
Ou cette perspective, cette idée programmée de longue date d'une nouvelle course aux sommets.



LE "GRINGO" DE VISAN

ET LE GARS QUI FAIT DES PHOTOS AVEC SON TÉLÉPHONE PORTABLE...


lundi 5 octobre 2009

TRAFFIC ART HIGHWAY


L'EXPOSITION "TRAFFIC ART HIGHWAY"
au hangar aux manœuvres, à la Citadelle de Besançon.






L'exposition Traffic Art Highway sur Culturebox !






dimanche 4 octobre 2009

LE COUP DE CHAUD / XXXII



(ROMAN EN LIGNE)
LE COUP DE CHAUD
-32-



Un roman... et c'est évidemment Tony™ qui s'y recolle ! Sacré Tony ™ ! Un roman... ou une somme de lignes superposées au mouvement de l'air ambiant. Un de ces procédés écologiques pour dire la couleur verte qui lui coule dans les yeux au lieu d'une industrie lourde incapable de le distraire vraiment. Un roman... disons plutôt une correction à la volée d'un vieux manuscrit laissé pour compte par faute de temps, l'été 2003. Le coup de chaud... où ce qui arrive à force de prendre des douches froides au travers du cadre strict d'une météo de merde. Le coup de chaud ou une façon de décliner un paquet d'histoires anciennes, des engrenages, la mécanique rouillée des passions en retard. L'effort illuminé d'en découdre avec ses vieilles leçons de voyages, les malles défaites un peu partout dans le coeur de gens admirables et réconfortants. Le coup de chaud... comme on dirait : de La poésie, le cinéma... un tas d'emmerdements à la fin.


(PUBLICITÉ)



CHAPITRE 15
JUILLET 1970
(SUITE)



Ce 21 juillet 1969 au milieu de la nuit, où ce flic l’avait ramassée, disons juste avant 4 heures, après qu’une sorte de trou noir l’eut avalée complètement.... Cette drôle de nuit où Marie eût un peu de mal à mesurer concrètement qu’Antoine s’était fait la malle pour le Vietnam, et sans véritable promesse d’en revenir jamais... Ce jour, exactement, celui de son anniversaire. Ce 21 juillet qui commençait à peine alors qu’elle venait juste de tenter d’en finir une bonne foi pour toutes avec les lois universelles des conjonctions astrales, les histoires d’amour à dix balles, les leçons que tout le monde donne pour se rassurer du sort hasardeux des digues d’argile et des retenues d’eau dans l’air humide et poisseux des sentiments humains égarés.

Tony repensait à cette nuit-là lorsque le fils Beauregard, le petit Comte à son père, ses yeux bleu gris et sa longue tignasse blonde terminée en boucles sur une paire d’épaules kaki... fit son entrée au seuil d’un rideau de scène de bistrot pour jouer son dernier acte dans la vie de Marie. Cette nuit où il les avait suivis, elle, et ses talons aiguilles enfilés à la hâte par-dessus ses pieds nus, sa robe rose qu’il lui avait achetée aux Magasins Réunis grâce à des chantiers au noir, un peu de boulot non déclaré pour essayer de lui faire plaisir avec un bout de tissu très au-dessus de ses moyens ; lui, « ce sale petit con ! » et son Leica™ M6 attaché autour du cou, un modèle d’appareil photos mythique acheté flambant neuf. Ce fils de pute. Cette nuit, où il les avait vus s'étreindre sous la verrière métallique immense et blême. Deux corps affligés sur le quai N°2 en direction du Vietnam via une correspondance parisienne. Tony se souvenait de tout, mais ne voulait plus piper mot depuis cette vision d’un tableau tragique à l’endroit de son cœur fendu.

« Il était donc revenu. Ce fumier, cette saloperie d’enfant de putain était revenu pile comme il l’avait écrit dans sa dernière lettre !... » Antoine avait donc rappliqué pour elle, pour cette petite garce qui aurait certainement accouru au premier signe de ce crétin de Kane qui trempait dans leur combine depuis le début. Et elle aurait su, elle, sa propre femme, la femme de sa vie, la seule qu’il n’aurait jamais aimée... qu’Antoine était rentré de voyage rien que pour ses jolis yeux tristes mélangés à sa bouche pâle et à son petit nez retroussé ; ses cheveux peignés à la Vidal Sassoon qu’Antoine avait tant aimé caresser et son petit cul aussi ; c’est ça ! son petit cul et l’intérieur sucré de ses cuisses. Elle, Marie, une simple bonnetière à la chaîne sous-payée, une ouvrière assujettie aux tours de vice du grand capital le jour, et à la concurrence asiatique le restant de la nuit. De la main d’œuvre féminine à bon « Comte » (Les Comtes™ père & fils...) L’un et l’autre, associés dans l’affaire d’un coup tordu de premier ordre et malgré qu’ils ne se soient jamais revus depuis la mort de Madeleine. Mais cette fois Tony ne se laisserait pas faire... Il avait prévu d’en découdre là, maintenant et sans plus attendre d’être une nouvelle fois humilié, rétrogradé au rang minable de conjoint trahi, déchu de fait, de tous ses droits exclusifs envers le grand amour de sa vie, son petit rayon de soleil rien qu’à lui, sa Juliette... sa seule et unique raison de vivre. Tony avait tout minutieusement préparé depuis la dernière lettre qu’il avait interceptée de ce trou du cul ; juste à temps pour tout prévoir dans les moindres détails. Un projet diabolique. Le dessein hideux d’une vengeance blennorrhagique pestilentielle. Kane fut condamné à suivre sans discuter. « Ce sale maquereau... » Le patron avait fini par tout avouer : L’affaire d’une poste restante derrière le comptoir, les signes convenus du taulier à la gosse les jours de distribution. (Depuis près d’un an, Kane avait servi d’intermédiaire, comme qui dirait d’agent de liaison pour les beaux yeux de la môme Chaumont, son cœur épris pour « ce p’tit gars mûr au branle-bas, paré pour la bourlingue et les coups de suifs... Un qu’en avait encore un peu dans les claouis. Le genre qui n’avait pas froid aux yeux malgré ses cheveux longs... » Kane... l’ancien d’Algérie ; un de la 10e qui conservait la photo du général Massu sous la forme d’un retable à trois volets accroché derrière son rade, juste à côté du calendrier des postes. Ce qui pouvait aussi expliquer la manière qu’il avait eu d’agir dans l’intérêt d’un de ces « petits cons » prêts à s’enrôler dans le camp « des enfouraillés de première classe, pour ratiboiser du niac à la tonne et continuer de nettoyer la planète de toute la vermine communiste qui proliférait ». À l’époque, Antoine lavait laissé dire l’ancien para et gamberger à peu près sur tout ce que cette vieille saloperie de FAF voulait bien entendre à propos des motifs qui appuyaient son départ précipité ; voyant là, l’objet de son futur avantage assuré, comme pour celui de Marie...)

Le type s’était assis, avait commandé une pression, déposé son Zippo® au logo embouti sur le zinc (un modèle hybride, regular en laiton chromé et au couvercle de 1968 soudé à l’étain sur un corps qu’on devinait plus ancien ; un bricolage de guerre qui faisait son petit effet sur les tables des troquets de l’arrière, les gargotes de planqués). Pétrifié derrière son bar, Kane fit d’abord mine de ne rien voir ni rien entendre... Au bout d’une minute qu’il ne se passât rien, Antoine pria le taulier un ton au-dessus, « s’excusant qu’il pût éventuellement ne pas avoir été entendu la première fois, au sujet d’un bock de gueuze qu’il croyait pourtant avoir commandé en entrant ». L’espèce de flibustier en treillis de l’armée américaine déjà en déroute dans le Sud-est asiatique, ce retrousseur de jupons, ce traficoteur de fleurs fragiles en plein come back... accompagna son exhortation d’un geste du bras dans la direction de ce faux derche de Kane, ramenant son poing fermé dans un court trajet circulaire dont n’importe quel barman aurait tout de suite pu saisi le sens évident. N’importe lequel... sauf ce blaireau de Kane, justement ! pétochard comme pas deux, dés qu’il s’agissait d’autre chose que de la ramener à propos de son tiroir-caisse ou de la main d’œuvre étrangère qui en bénéficiait. « Toutes ces feignasses qui rodaient dans les parages... cette équipe de cossards occupés au bistrot moyennant tout ce que le trésor public ramassait auprès des buvetiers honnêtes pour indemniser les poivrots d’importation. Ces saloperies de gauchistes, les rats ! Toutes ces foutues contributions... qui finiraient par le foutre sur la paille, lui et son commerce bien tenu », ce barbeau ». Tony comprit que c’était le moment. Saisit l’opportunité d’entreprendre le reporter sur le sujet de cette tronche de fion d’aubergiste de droite un poil sourdingue à cause d’un tir d’artillerie qui lui avait rasé les moustaches le jour d’une grande peignée en Afrique du nord. (Un tir manqué venu de l’arrière, alors qu’il essayait de raccorder la gégène aux testicules d’un harki croyant connecté le cerveau d’un fellaga au réseau électrique EDF™). Ce cave, cette tronche de gland, et con comme une cage d’escalier vide... Une entrée en matière comme une autre pour amorcer la conversation comme le plan l’avait anticipé.

« T’as pigé ?... Tony s’était adressé à Antoine sous l’effet d’un demi-litre de whisky absorbé en moins d’une heure, et dans la méthode de l’Actor’s studio qu’il avait répétée pour réussir à exécuter son rôle d’ivrogne à la perfection.
-Kane... T’as pas encore pigé ! Kane... c’est un nom bidon.
-Vraiment ! Antoine vira juste un œil sur sa droite pour inspecter l’air franchement imbibé du pilier de comptoir assis à côté de lui.
-Bein puisque je vous le dis ! » Tony s’était d’abord ravisé sur le procédé d’un tutoiement spontané qu’il jugeât plutôt inadéquat dans le contexte. « Kane... poursuivit Tony. C’est pas son nom, c’est juste le truc marqué sur l’enseigne... la raison social de la distillerie, quoi ; une marque™ pour qu’on se rappelle le nom du tripot quand on a la bouche sèche... »

Le maçon proposa de commander lui-même une bière de printemps qui faisait la réputation de la maison ; une Märzen™ (une bière allemande brassée au début de l’hiver et un peu difficile à caser passé le mois de juin).

« Kane, putain !... Tire une Märzen à mon pote ! Tony hurlait à moitié.
-Laissez, objecta le reporter. Je vais me débrouiller. Et puis je vais plutôt prendre une Kriek. »
Antoine était resté tout à fait calme, malgré les vociférations de ce type un peu curieux dans sa façon de boire, oui, cocasse de lever le coude en forçant certainement sa vraie nature pour se faire remarquer. Il alluma une nouvelle cigarette, inhala plusieurs bouffées d’un seul coup.
-Une Kriek ?!... Là, tu me déçois mon gars. Aussi vrai que je te vois, là, assis à côté de moi avec ton costard de camouflage et toute ta bijouterie professionnelle accrochée autour du cou. Une bibine au sucre... et pourquoi pas une Chartreuse, ou tiens ! un petit Genépi ?!... Hé, Bob... (Tony appelait souvent le patron « Bob » au lieu de Kane...) Mon pote voudrait que tu lui serves une de tes tisanes de pisseuse... Une bécasse...
-Bon, ça va maintenant Tony. Tu commences à faire chier, là. Kane flipait comme un malade à l’idée que n’importe quoi pouvait partir en vrille à chaque instant. Tony reprit au point où il en était resté :
-Gene Krantz... est-ce que vous connaissez ce Gene Krantz ? Un de ces types qui bossent pour la piste aux étoiles à Cap Canaveral... Ce grand cirque en Floride où l’Amérique s’envoie en l’air pour faire la nique aux ruskofs empêtrés dans leur résidence surveillée de Baïkonour au Kasakhstan... Bref ! tout le bataclan de cette sale pourriture de Nixon, cette bleusaille de la maçonnerie anglo-saxonne qui envoie des acrobates en combinaisons spatiales casser des cailloux sur la lune devant des caméras de télé. Gene Krantz... Le héro d’Apollo XIII... le mec qu’à réussi à sauver l’équipage de la mission le 13 avril dernier... après l’explosion du réservoir d’oxygène et alors que les gars s’apprêtaient à faire leur numéro sur la lune, le troisième en neuf mois. Ouais, et je sais pas si vous êtes superstitieux, mais bon, passons sur les chiffres... Le type était déjà le chef du vol historique numéro onze... Un bon cathodique... (sa langue avait fourché, alors qu’il voulait dire : un bon catholique) père de six enfants. J’ai tout vérifié dans les journaux ! Et bien je vais te raconter un truc, mon gars, aussi vrai que je m’appelle Chaumont, un putain de nom de ville paumée dans le département de la Haute-Marne, disons à mi chemin entre Châteauvillain et Bourdons-sur-Rognon ; en gros, sur la route de langres en venant de St Dizier, mais sans s’arrêter. Ouais, faut que t’entendes ça mon pote ! L’histoire se passe au mois de juillet l’année dernière. Ça fait pile un an aujourd’hui. Neil Amstrong, Aldrin... Tu te souviens de ces gars-là ?... Antoine tourna franchement la tête vers son voisin de bar, prolongeant son attitude un peu récalcitrante à son égard. Tu ne te souviens pas ? Je veux dire : vous n’avez même pas une petite idée ? Putain c’est quand même dingue ! Mais tout le monde... se souvient de ce truc incroyable ! Un américain sur la lune. La lune mon pote ! Putain de merde... On peut quand même pas oublier un truc pareil ! À moins que tu fasses partie des millions de cons qui n’ont toujours pas acheté de télé, et alors même ! t’aurais au moins dû entendre le son des conversations à la radio... Je sais pas moi ?! Un petit pas pour l’homme... Hé Bob... sers voir la suite bordel ! Bon, du coup j’ai perdu le fil... oui, voilà !... ce Gene... (je me souviens facilement de son nom parce que c’est le même que celui du prénom de la quille à Johnny Weissmuller dans Tarzan... le rôle de Jane Parker jouée par Maureen O'Sullivan en 1932). Excusez-moi, je m’éloigne un peu ; je vous parlais de ce Gene... un vétéran de l’Air force et de la Mc Donnell Aircraft. Le gars qui dirige tout le bastringue depuis la mission Gemini 4 en soixante-cinq. Et bien ce jour-là, à 20H17 UTC(X)... J’y arrive... ce con a failli tout faire capoter. C’est ça... À quelques mètres de l’objectif, à la date du 20 juillet 1969 vers 21H30 heure française, le ponte du centre Kennedy est sur le point de prend la décision de tout arrêter en plein direct télévisé à cause d’un ordinateur de bord qui chauffe un peu, et parce qu’il craint pour la vie de ses deux p’tits gars embarqués dans l’affaire la plus importante, la plus utile de l’histoire politique américaine et de celle du monde occidental depuis les expéditions de Vasco de Gama, de Colomb ou celles de Fernand de Magellan. Une vraie fiotte ! C’est en tout cas la version officielle rapportée par les journaux concernant cette péripétie du premier atterrissage sur la lune d’une capsule habitée. Un petit chefaillon tremblant de sueurs au moment d’accoucher, tu vois un peu le boulot ! La même jeune vierge effarouchée qui aurait donc permis à Lowel, Haise et Swigert de revenir sur terre sains et saufs il y a trois mois grâce à « son sang-froid exceptionnel, son sens affûté du commandement » et je ne sais quelles conneries qu’on raconte encore sur lui ; juste la même personne ! C’est à rien n’y comprendre mon pote ?! Mais je parle, je parle... et j’oublie ce qu’il y a de plus important. L’histoire du nom de baptême du troisième vol habité vers la lune... (j’ai tout gratté jusqu’à l’os, je te dis...) Le nom du vaisseau de commande d’Apollo XIII, le CSM... Odyssée... ça te dit rien non plus ? Odyssée... le nom de l’engin spatial, dans le film de Kubrick ! Ces cons ont poussé le bouchon jusqu’à appeler le vaisseau principal exactement comme dans celui du film... Ouais, et ben je vais t’dire : Ça m’a tout de suite fait penser à l’ordinateur qui était tombé en panne au pire moment de la mission Apollo XI... Tout comme Carl, le cerveau artificiel de L’odyssée de l’espace qui s’prend un sérieux coup de chaud aussi pendant son voyage vers Jupiter. C’est Dave... David Bowman qui arrive à débrancher la machine (Hal 9000 dans la version originale) pour reprendre les commandes juste à temps. La scène est magnifique. Dave... répète avec lassitude le calculateur central pendant que le type dans sa combinaison d’astronaute orange est en train de lui déconnecter le cerveau. Dave, Arrête Dave... Une voix comme anéantie. Pendant de très longues minutes, on entend juste la respiration de David Bowman dans son casque. T’as pas vu le film non plus ! Le singe qui lance un tibia dans le ciel au début... le truc noir, la pierre de vie qui te déchire les tympans sur le prélude d’Ainsi parlait Zarathoustra, le poème symphonique de Richard Strauss... Mais alors t’as rien vu ? Tu sais rien, t’as rien vu et t’as rien entendu non plus !... Un putain de scénario j’te dis... Et attends, c’est pas fini ! Le nom du LM qui a permis a Apollo XIII de rentrer en utilisant la force gravitationnelle de la lune comme accélérateur naturel, Aquarius... Aquarius ça veut dire Verseau en français, le signe du Zodiac... Faut que je te fasse un dessin ? Tu t’intéresses pas non plus à l’astrologie ?!... Bon, alors vas-y, qu’est-ce que tu penses de tout ça mon pote. Ça t’en bouche un coin, non ?! Arthur Clarke, Asimov, Lovecraft et George Orwell réunis n’auraient pas fait mieux. C’est ce que je dis, moi... Hé Bob, ramène un peu ta gueule ici qu’on cause un peu vrai avec le monsieur. Fais donc péter le diesel... »

-X- UTC pour Temps Universel Codé... le mode de calcul de référence adopté par une majorité des pays pour définir l’heure civile de manière précise. Le 1er janvier 1970 à 00:00:00, naîtrait aussi le Temps Unix, plus généralement appelé l’époque POSIX. Une méthode de comptabilité du temps écoulé destinée à s’adapter à l’ère numérique de l’information.


(À SUIVRE)



mercredi 23 septembre 2009

SPENCER TUNICK EN BOURGOGNE


ART MILITANT
LES NUS DE SPENCER TUNICK

Depuis 15 ans l'artiste new-yorkais Spencer Tunick réalise des mises en scènes géantes avec des figurants nus. Des images spectaculaires pour parler du climat, dénoncer l'impact de l'homme sur les changements climatiques. Ce 3 octobre 2009, Spencer Tunick et Greepeace s'invitent dans un vignoble du sud de la Bourgogne pour lutter contre le réchauffement de la planète. Un sacré "coup de chaud !" pour les 700 personnes qui se sont prêtées volontairement à l'installation artistique dans les vignes.


DRÔLES DE VENDANGES EN BOURGOGNE


AUTRES TRAVAUX...


Devant un tableau de Rubens (Venus & Adonis, 1610) - Museum Kunst Palast, Düsseldorf, Germany


"HÉ ! VOUS ME RECONNAISSEZ ?"



Au mois d'août 2007, six cent personnes ont posé dans leur plus simple appareil, au pieds du glacier d’Aletsch (Suisse). Un monument naturel classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais qui perd aujourd'hui une centaine de mètres par an à cause du réchauffement planétaire.

Un vrai "coup de chaud" !


SPENCER TUNICK - SITE OFFICIEL





mardi 22 septembre 2009

LE PROJET X



LE PROJET "X" EST UNE SUITE LOGIQUE AUX PHOTOMOBILES™

UN TRAVAIL DE RECOMPOSITION À PARTIR DE FICHIERS NUMÉRIQUES OUBLIÉS DANS MA MESSAGERIE. LES IMAGES SONT TOUTES ISSUES DE LA MÉMOIRE DÉPLORABLE D'UN TÉLÉPHONE PORTABLE ET RETRAVAILLÉES SUR ORDINATEUR. L'OBJET FINAL REPRÉSENTE UNE IMPRESSION SÉRIGRAPHIE SUR VERRE SYNTHÉTIQUE GRAND FORMAT. (TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009)



PROJET X / 010 - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009


PROJET X / 009 - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009


PROJET X / 011 - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009


PROJET X / 03A - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009






PROJET X / 001 - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009


(AVEC HABILLAGE PHOTOMOBILES™)

PROJET X / PHOTOMOBILES™ - TOUS DROITS RÉSERVÉS © JL GANTNER 2009





VOIR LE SITE DES PHOTOMOBILES™ / JL GANTNER

RESSEMBLANCE



LE COUP DE CHAUD
ROMAN / JL GANTNER

Rectificatif du chapitre 15

(JUILLET 1970)


AU LIEU DE :
(Marie était folle d’Edgar Poe. Peut-être aussi parce qu’elle se trouvait une certaine ressemblance physique avec le portrait de Sarah Elmira Royster à 15 ans, le grand amour d’enfance du poète américain génial, l’inventeur dit-on, du roman policier qui l’avait éperdument aimée jusqu’à son dernier souffle. Plus tard, Marie avait aussi trouvé beaucoup de similitudes entre le seul visage connu de Sarah à 15 ans et Jane March au même âge, cette actrice qui interprète Marguerite Duras jeune fille dans l’Amant adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud).


Sarah Elmira Royster à 15 ans


IL FAUDRAIT PLUTÔT LIRE :
(Marie était folle d’Edgar Poe. Peut-être aussi parce qu’elle se trouvait une certaine ressemblance physique avec le portrait de Sarah Elmira Royster à 15 ans, le grand amour d’enfance du poète américain génial, l’inventeur dit-on, du roman policier qui l’avait éperdument aimée jusqu’à son dernier souffle. Plus tard, Marie avait aussi trouvé beaucoup de similitudes entre le seul visage connu de Sarah à 15 ans et Nathalie Portman à peu près au même âge, cette actrice qui interprétait la jeune Mathilda dans Léon le film de Luc Besson, aux côtés de Jean Reno).


NATHALIE PORTMAN DANS LÉON

LÉON de Luc Besson 1994





PORTFOLIO / LES DRUS



PORTFOLIO / les Drus
LES DRUS, FACE OUEST / MASSIF DU MONT-BLANC




PHOTOGRAPHIE ©JL GANTNER 19/sept/2009 à 12H15

PHOTOGRAPHIE ©JL GANTNER 19/sept/2009 à 12H17


C'est une des vues, sinon "la vue" la plus célèbre des Drus et de l'aiguille Sans nom... L'angle ne permet pas de voir l'aiguille Verte, mais découvre la paroi ouest, haute de plus de mille mètres. Une des faces mythiques du massif du Mont-Blanc. Son sommet (Petit Dru) culmine à 3730m d'altitude.



Escalade du pilier Sud-Ouest : Walter Bonatti (en solitaire), 1955
Directe américaine, face Ouest : Gary Hemming et Royal Robbins 1962
(Ces voies et quelques autres ont aujourd'hui disparues à cause d'un éboulement gigantesque survenu en 1997
et d'une autre vague de destructions massives entre 2003 et 2005)



TOUS DROITS RÉSERVÉS


LIRE SUR LE SUJET :
L'ANTI MONT-BLANC
(ROMAN EN COURS D'ÉCRITURE SUR INTERNET)



lundi 21 septembre 2009

LE COUP DE CHAUD / XXXI



(ROMAN EN LIGNE)
LE COUP DE CHAUD
-31-



Un roman... et c'est évidemment Tony™ qui s'y recolle ! Sacré Tony ™ ! Un roman... ou une somme de lignes superposées au mouvement de l'air ambiant. Un de ces procédés écologiques pour dire la couleur verte qui lui coule dans les yeux au lieu d'une industrie lourde incapable de le distraire vraiment. Un roman... disons plutôt une correction à la volée d'un vieux manuscrit laissé pour compte par faute de temps, l'été 2003. Le coup de chaud... où ce qui arrive à force de prendre des douches froides au travers du cadre strict d'une météo de merde. Le coup de chaud ou une façon de décliner un paquet d'histoires anciennes, des engrenages, la mécanique rouillée des passions en retard. L'effort illuminé d'en découdre avec ses vieilles leçons de voyages, les malles défaites un peu partout dans le coeur de gens admirables et réconfortants. Le coup de chaud... comme on dirait : de La poésie, le cinéma... un tas d'emmerdements à la fin.


(PUBLICITÉ)



CHAPITRE 15
JUILLET 1970


Au mois de Juillet 1970, soit un an exactement après l’exploit exceptionnel de la mission Apollo XI et quelques semaines avant le piteux record de Luna 16(X) censé permettre aux soviétiques d’arrêter de passer pour des cons plus longtemps dans les derniers soubresauts de la course aux étoiles, Antoine était donc réapparu sur le seuil du café de l’horloge qui n’avait pas encore changé de nom. En conséquence, ce fut alors ce brave Kane qui se chargea une dernière fois de servir le reporter de guerre dont il jura plus tard qu’il ne l’avait pas encore reconnu à ce moment-là.

-X- Luna 16 fut l’une des 24 missions d’un programme de voyages spatiaux inhabités lancées par l’Union soviétique entre 1959 et 1976. En septembre 1970, plus d’un an après le retour victorieux d’Apollo XI, Luna 16 réussit cette magnifique « performance » d’un retour automatique de 101 grammes d’échantillons de sol lunaire vers la terre. De sorte qu’à ce petit jeu du plus gros tas de cailloux ramassés dans l’espace, les américains l’emportèrent largement et sans aucune discussion possible, comptabilisant 382Kg de roches en 6 voyages habités, contre seulement 326 grammes dans le camp opposé. Oui, un sacré putain de caillou d’avance !


Le type fumait lorsqu’il était entré. Tony s’en souvenait très bien. Tony pouvait d’ailleurs corroborer tout ce qu’il avait écrit dans ses cahiers depuis ce jour-là : Les fragrances d’épices dans l’encadrement de la porte d’entrée lorsque la silhouette d’Antoine l’avait franchie de son allure exsangue. Cette fumée jaune sur son visage affreusement triste... Son côté vétéran du Vietnam qu’on devinait facilement à quelques signes caractéristiques cousus sur un sac qu’il portait à l’épaule. Tony se souvenait de tout, mais le flic sut tout de suite que cette tête de con n’avouerait jamais rien.

C’était tout juste un an après qu’Antoine s’en fut allé pour son baptême du feu dans le golf du Tonkin. Un an jour pour jour après que Marie eut à quitter son amant sur le quai d’une gare, et avec cette certitude propre à ce qu’on appelle généralement l’intuition féminine, que son amant, son grand amour ne reviendrait pas. Ce jour, cette date du 21 juillet (202e jour de l’année du calendrier grégorien et 30e jour du Cancer(X) ) dont la jeune femme avait fini par se convaincre qu’elle lui portait la poisse à cause d’une sorte de déglinguage du temps cosmique ou peut-être aussi d’un immense trou d’air dans l’ordre des planètes... À commencer par ce 21 juillet 1964 où Tony lui était tombé dessus sans prévenir, avec son air de ne pas y toucher... Son gentil maçon au début. Ses yeux roulés en boule et sa tête au carré. Un petit gars du bâtiment plutôt bien fait malgré sa taille réduite, qui avait su la faire jouir quatre ou cinq nuits durant, avec ses bras d’haltérophile et son sens du rythme, son instinct de la cadence qui faisait sa réputation auprès d’une catégorie d’employeurs spécialisés dans les constructions à bas prix, le début de l’immobilier low cost. Et puis tout s’était très vite enrayé : La naissance de Jules sous le signe des gémeaux, à cause d’un oubli, d’une petite erreur de calcul. (Ce troisième signe du zodiaque qui s’entendait plutôt mal avec les vierges à cause de leur côté timide, réservé ; leur sens de l’ordre, leur manie du tri, ce goût exacerbé pour l’organisation. Les vierges... que les Gémeaux trouvaient en général trop maniaques à leur goût !) Tony et son nom de famille impossible à porter. « Chaumont... Un nom de ville... » Marie avait fini par détester jusqu’à son propre prénom collé devant. « Marie », un petit nom dont tout le monde prédisait qu’il finirait par tomber rapidement en désuétude à cause d’une connotation religieuse un peu cruche, son caractère de reine vierge ostensible complètement dépassée, d’immaculée conception... une pietà italienne dorée à l’or fin, son cul brossé à l’eau écarlate pour épater les corbeaux. Marie pensa alors à un oiseau d’ébène... perché sur le minuit lugubre... Marie Chaumont, arrêtée, plantée là par le bec d’un volatile baudelairien, un corbeau immuable. Marie éplorée, cabrée sur son lit de plumes atomiques !... mais bon, passons. Les ténèbres et rien de plus. Oui, cela seul et rien de plus avait à son tour répété Baudelaire à l’instigation d’Edgar Poe (Marie était folle d’Edgar Poe. Peut-être aussi parce qu’elle se trouvait une certaine ressemblance physique avec le portrait de Sarah Elmira Royster à 15 ans, le grand amour d’enfance du poète américain génial, l’inventeur dit-on, du roman policier qui l’avait éperdument aimée jusqu’à son dernier souffle. Plus tard, Marie avait aussi trouvé beaucoup de similitudes entre le seul visage connu de Sarah à 15 ans et Jane March au même âge, cette actrice qui interprète Marguerite Duras jeune fille dans l’Amant adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud). Ce 21 juillet, dont Marie avait lu quelque part que la date coïncidait encore à celle de cet incendie célèbre du temple d’Artémis à Éphèse, l’année 356 av JC ; ce jour, funeste, oui, de la naissance Alexandre le macédonien, l’incendiaire frustré de la magnifique Persépolis au royaume de Perse. Oui, une regrettable coïncidence pour l’héritage et la conservation du patrimoine culturel mondial. Mais depuis on avait l’UNESCO...

Pour arriver enfin à ce 21 juillet 1969 dans la nuit (cette sorgue glauque répandue sur l’écran perlé, ce goût amer qui lui restait collé au palais lorsqu’elle essayait de se rappeler d’abord ce fleuve brûlant, puis cette aube longue suintante sur sa peau).

-X- Cancer. 22 juin au 23 juillet. Un des signes les plus sensibles du zodiac et gouverné par la lune. La nature du Cancer est émotive, tendre et imaginative. Un signe attiré par le merveilleux, le mystique. Il recherche avant tout une forme d’aboutissement dans la sécurité sentimentale. Ceux du troisième décan présentent l’attrait d’une nature rêveuse, vaporeuse... et très stable en amour.



(À SUIVRE)



lundi 14 septembre 2009

PHOTOMOBILE™ - 228



LES PHOTOMOBILES™ DE JL GANTNER

(Des images réalisées à partir de son téléphone portable, ses communications régulièrement mises "en ligne". Tout un commerce d'échange et totalement inutile de libres transports avec un vrai mobile d'une bonne marque™ collée sur l'écran. "De l'art moderne" pour ceux qui en douterait, comme on dit aussi "De l'électronique embarquée" ou "De la pression dans un pipe line" )



MESSAGE N°228


PHOTOMOBILE™ N°228 / JL GANTNER 2009
Message envoyé de Besançon, France
14 septembre 2008 à 8H23 GMT





LES PHOTOMOBILES™