La vache ! Qu'est-ce qu'on s'est marré ce jour là avec Marcel. Marcel Mille. Un ancien pubard revenu sur ses terres d'origine après une vie professionnelle entière passée à la bonne adresse du 133 de l'avenue des Champs-Elysées. (Publicis. La bande à Bleustein-Blanchet, reprise en main depuis 1975 par Maurice Levy avant de devenir le monstre mondialisé à plusieurs milliards de CA annuel).
lundi 17 juin 2013
LES VACHES DE MARCEL MILLE
vendredi 14 juin 2013
LA GRANDE BOUCLE (ET PRÉVOYEZ AU MOINS UN BON MOIS DE TOUR DE FRANCE POUR DIGÉRER !)
La pire escroquerie cinématographique de l'année !... Ou les tribulations d'un tube de mayonnaise Lessieur étalé sur les routes du Tour de France pour être sûr de bouffer tout le gras qu'il faut avant la grande ballade de juillet. À digérer avec modération !
mercredi 5 juin 2013
CHAMONIX EN MAI...
Chamonix au mois de mai... mais on était déjà début juin je crois ! Oui et bien comme disait ce vieux Newton : "Tout est question de point de vue" ! C'est comme cette image née comme un coup de fil à donner... Et je me demande bien pourquoi elle n'a jamais répondu.
dimanche 26 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
ICI "LONDRES"... LES VACHES SONT SORTIES DU PRÉ...
LA ROUTE/ À l’avant de la course avec Marylou dans le rétro et une paire
de roues Lightweight™ au prix d’un container de poivriers Peugeot™ pour
tenter de rattraper la 403...
Je n’irai pas jusqu’à dire comme Jack Kerouac écrivait
que « la plus belle course de ma vie était sur le point de commencer… »
je n’étais d’ailleurs ni dans le Mississippi, ni dans le Nebraska, et
encore moins au coin de cette « 40e » et de Madison Avenue à New-York où
se termine le roman culte d’un de mes auteurs préférés. Au lieu d’une
Hudson de 1949 et sa Marylou de cinéma vautrée dans le grand roman de
Proust traduit en Anglais, les 2 jambes coincées sur le rétro chromé
de la belle bagnole la fenêtre ouverte : cette Peugeot™ 403 cabriolet,
plantée dans notre champ de vision pendant 4 jours de reportages sur le
Tour Cycliste de Franche-Comté.
PHOTO © Jean-Luc Gantner
Un modèle mythique du temps du cinéma « moderne ». (Jean Seberg dans la caméra sans traveling ni éclairage supplémentaire de Jean-Luc Godard en 1960. Une Arriflex™ 35BL je crois !… (Le genre d’engin qui allait bousculé l’histoire du cinéma comme dans le cyclisme un Peugeot™ PX10 à raccords noirs… resterait dans les mémoires après avoir servi quelques victoires de l’immense Eddy Merckx). L’obsolescence déjà d’un matériel de tournage encombrant passé d’âge, et de méthodes de travail « À bout de souffle » à l’époque où les lourdes caméras américaines Mitchell™ cherchaient encore à conserver leur privilège par tous les moyens. Une route… qui en chasse une autre. Une vieille histoire ! comme le lycra sur les épaules de la Sky™ remplace aujourd’hui la laine des maillots Molteni™. Bon, et nous voilà bien avancés !UNE BELLE MARQUE™ DE FABRIQUE SUR UN MAILLOT LAVABLE EN MACHINE
À ce moment précis, le type (disons Tony™ dont je vous parlerais dans le détail prochainement) se dit qu’il aurait fière allure avec son maillot Kerouac™ au guidon d’un BMC™ SLR1 équipé de roues Lightweight™ Meilenstein à plus de 3000 euros la paire ! Juste le moment où son rédacteur en chef le rappelle à l’ordre d’un sujet à livrer avant midi sur la stratégie managériale des usines Cycleurope™ de Romilly S/Seine où Peugeot™ continue de faire fabriquer sa marque sans avoir à mettre les mains dans le cambouis. Une marque™, mais plus d’usine depuis bien longtemps déjà !… La marque de fabrique de notre chouette monde moderne où les marques elles mêmes finissent un jour par changer de maillot sans prévenir ni les ouvriers, ni les clients ! (Un truc qu’on ne verrait jamais au milieu d’une course cycliste inscrite sur un calendrier officiel. Et il ne manquerait plus que ça encore !) Là, Tony se fait franchement remonter les bretelles par sa direction de l’information, en général plutôt patiente, mais qui elle aussi a des comptes à rendre à ses actionnaires qui eux aussi changent de couleur de maillot tout le temps. Ok alors ! Oui, Romilly dans l’Aube, au lieu de Kerouac imprimé sur un maillot tricoté main mais lavable en machine. Pour rester bons amis et continuer de nous entendre sur le sujet d’une route parfaitement circonscrite à son objet principal d’un joli poivrier de Sochaux sur la table. Une route, avec cette 403 de cinéma devant nous et un groupe de forçats aux maillots détrempés lancé à nos trousses. (Et voyez où Tony es est, qui ne sait pas si tout tiendra sur la table en finissant par rajouter une jolie miss comme Charlène Michaux sur la nappe ?! Le petit coup de sel en plus qui finirait pas tout faire déborder…
PHOTO © Jean-Luc Gantner
Cette vision récurrente du paysage un peu flou qui défile à travers le pare-brise dans le reflet du bandeau officiel de la course. Loin derrière la Berline de reportage, des hommes vissent en tête du peloton. À peine quelques images furtives d’une échappée du jour dans le rétroviseur de la bagnole… Des heures de route à l’avant d’une grande bagarre quotidienne de dérailleurs. Un enchainement de contorsions sur la banquette de notre Peugeot™ 308 stop & start de service pour tenir informés les téléspectateurs et les internautes tout en épargnant la couche d’ozone et les ours blancs de l’Arctique. (Moins de 140 g de CO2 par km ! Mais où l’on regrettera la mise à disposition d’une surface plane et stable permettant d’écrire sur le tableau de bord des résultats lisibles en descendant de l’habitacle et poser sa bière sans risque pour son costard repassé pour le grand Direct dans les journaux du soir…)« ICI LONDRES, ICI LONDRES. LES VACHES SONT SORTIES DU PRÉ… »
Des heures sous l’antenne amovible posée sur le toit de la Cadillac™, l’oreille collée à la HF réglée sur radio Tour. L’oreille collée à la fréquence 157,550 MHz, et les yeux fixés sur le témoin de niveau Wifi du téléphone portable pour tenter une connexion avec le Blog Cycliste de France 3™. « Chute ! », « chute à l’arrière… » Puis la même voix de stewart égraine dans le poste des numéros de dossards en tête du dernier GPM… « Laissez travailler les directeurs sportifs SVP ! » « Les voitures des invités, prenez du large maintenant, ça va revenir fort dans la descente ». « Allez prenez de l’avance devant »… Puis plus tard : « Des vaches sont actuellement sortis de leur enclos à l’entrée du village. À tout le monde : Faites très attention ! »… « Au km 168, Deux coureurs sont toujours en tête à 2 minutes »… Le film de l’étape déroulé comme une bande son grésillante dans le récepteur HF. Autant d’incidents de parcours qui deviendront les événements médiatiques dans les JT. Les neurones passés au shaker des heures durant, et la tête comme une citrouille sur la ligne d’arrivée, avant de tout devoir résumer sur une minute trente en direct à la télé. « Allo la terre. Oui, ici Londres » (Le grand reporter bien sûr !)… À la régie : « Heureux de te revoir mon cher Albert. c’est à toi dans 10 secondes ». Le voyage forcément un peu étrange pour un visiteur de musées ou un pêcheur à la ligne mondialisé. Le temps aussi pour Tony et son équipe de reportage embarquée, de prendre quelques jours de repos bien mérités après tant d’émotions sportives sur la route. JL Gantner
mardi 21 mai 2013
EN DIRECT DE LA ROUTE DU TOUR DE FRANCHE COMTÉ 2013
Une sacrée virée à vélo dans les paysages Comtois et une escapade à grande vitesse sur les pentes suisses du massif jurassien pour décider d'un grand vainqueur après une bagarre terrible de 4 jours. Des reportages à chaque étape...
Vainqueur de l'épreuve 2012
Des Interviews et des Directs réalisés dans des conditions, le plus souvent improvisés au moment même du départ ou des arrivées de la course ! Des journées sur la route et des nuits pour traiter l'information sur le Blog Cycliste de France 3. Le métier de reporter à cent à l'heure et sans réussir à toucher au poignées de freins. Un bon job comme on l'aime ! JLG
mercredi 15 mai 2013
RÉCIT/ Dans le vire-vire du Bd Saint Miche et de la rue St Jacques
(DANS LA SÉRIE DES AVENTURES DE "JOHN THE RIDER")
Tony™ actionne son dérailleur du bout des doigts pendant qu'il appuie de toutes ses forces sur ses pédales automatiques, l'une après l'autre dans un strict mouvement de coucou suisse bloqué sur midi. Tony™se défonce à la débauche d'efforts considérables dans l'optique de ses calmer les nerfs et d'imaginer un monde meilleur. On fait bien du vélo pour les raisons qu'on veut non ?!
Tony™ (mais qu'on aurait pu aussi appeler Johnny...) Oui, oui... Bon, c'est d'accord. Je m'incline donc à la demande générale. Va pour Johnny alors ! Et qu'on n’y revienne surtout pas ! Johnny (Johnny comment d'ailleurs ?) Mais on ne va pas y passer la nuit non plus !.. Johnny tout court et ça ira bien comme ça ! Johnny tout court qui n'oublie jamais de tirer sur les genoux et de plier les bras même dans les pentes raides. Le truc d'un pédalage « bien rond » pour espérer remonter la concurrence sans gaspiller trop tôt ses dernières forces de persuasion... Le truc du coursier bien posé sur sa machine dont ce Johnny là, tout court... connait le refrain par cœur. Tout court... « Mais va savoir après quoi ?! » se dit le beau Johnny dans son costume jaune de champion des Champs-Elysées). Un gars qui ne mégote pas non plus sur les sujets philosophiques. Un habitué de la Sorbonne en passant par la rue Soufflot, le Bd Saint-Miche… et la rue des Écoles avant de remonter la rue Saint-Jacques (une virée parisiennes de quelques hectomètres que « le penseur de Rodin » effectue en alternant un 39X23 dans les descentes pour tourner les jambes à la vitesse d'un lémurien au galop, avant de s'arracher tout debout sur la plaque en visant le sommet du Lycée Louis Legrand). Johnny « John the rider »… Le recordman du vire-vire de la rue Champollion sur Strava™ (l'application Internet dorénavant incontournable du « monde meilleur » dont notre Johnny Begood à dérailleur électrique intégré s'est fait une spécialité parmi les syndicalistes les plus affirmés du peloton. Johnny... le « John Trumbull » d'un cyclisme moderne repeint de fond en comble façon Tour de France de 1903. Ce « Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et retour au bercail » pour faire vraiment le tour du sujet, mais en évitant scrupuleusement le moindre escarpement (Bon, oui ! Ouhhhh !!!… peut-être ?! Mais j’aurais bien voulu vous voir dans les 21 virages de « l’Alpes » avec un engin de 12 ou 13 kg au moins, monté sur un seul plateau de 50 dents. Une machine dont vous auriez pu chercher longtemps les freins encore dans les cartons à dessins le jour du départ.) Une épreuve historique remportée à l’époque avec la moustache par Maurice Garin (Heu ! Qui ça ?!...) 2400 km en 6 étapes… Une bambée qui en aurait jeté plein les mirettes à ce pauv’ Tony™ abandonné dans le gruppetto dès la première mine tirée par Johnny devant l’aile Ouest du collège de France. Tony™ qui gardait le palmarès de l’édition de 1924 accrochée au dessus de son lit pour tout vérifier de l’avance d’Ottavio Bottecchia lorsqu’il se réveillait en sursaut à cause d’un boyau crevé au pire moment de la course. Le luxembourgeois Frantz à ses trousses ; ces belges et ses français, malgré l’abandon des frangins Pélissier entre Cherbourg et Brest… Les gros titres dans le Petit Parisien du lendemain parce qu’un reporter du nom d’Albert Londres, l’illustre correspondant de guerre et défenseur de toutes les causes perdues, faisait le boulot en signant ses papiers à la rubrique des « forçats de la route ». Une affaire de bagne dans le Tourmalet au lieu des belles causeries humanistes sur les banquettes du Flore. Plus de 5000 bornes courus en 15 manches de 300 à près de 500 kilomètres chacune ! Depuis l’université de Besançon, Fred Grappe et Julien Pinot avaient tout recalculé dans les moindres détails convertis en puissances moyennes. (Où l’on aurait pu aisément confirmer qu’on ne buvait pas que du chocolat au bistrot de la gare de Coutances où les vedettes françaises racontaient leurs déboires avec l’administration officielle au soir de la 3e étape pour une histoire de maillots doublés… Pour vous dire les suées de Tony sous ses draps, et vous raconter la fanfare au balcon lors du retour des damnés à Paris après 30 jours à planter des croix de bois sur le pourtour exact de l’hexagone. « Bon tu dors où tu prends ton tour ?! » lança Johnny après s’être secoué le coude plus de dix fois en tête de la meute sans réaction d’aucun de ses coéquipiers. Tony, à bloc dans la roue de son John Reed des « 6 » jours qui ébranlèrent le monde du sprint, mais avec l’entrée du panthéon dans le dos… Tony… dans West side story, avant d’appuyer sur les freins devant le Reflet Médicis et avec la musique de Léonard Bernstein sous le casque pour essayer de faire craquer Nathalie Wood avant la fin de la séance. De quoi pouvoir enfin dérouler tranquillement jusqu’à la Seine de fin les yeux enveloppés dans l’alchimie d’une mixture d’endorphines amoureuses ! Tony et son côté : je pédale dans le Flamby™ depuis deux tours des studios sans réussir à reprendre mon souffle sur les photos. « Oh John ! Coupe un peu. T’es pas encore à Porto-Vecchio là ! » mais John s’en fout. John baisse la tête et serre les poignées de son guidon en arrachant les pavés de la rue Soufflot sous le coup d’une accélération redoutable pour larguer la concurrence avant le passage de la flamme rouge. Tony s’effondre littéralement devant la porte d’entrée de chez Gibert. La librairie où le petit Godard du cintre coudé entre à bout de souffle dans une posture Hitchcockienne pour acheter en solde « la vie des martyrs de G. Duhamel. Une façon comme une autre de considérer « le monde meilleur » dont on parlait tout à l’heure, mais Londres aurait adoré ! JLG
mardi 14 mai 2013
PORTFOLIO/ UN JOUR DE COURSE DANS LA RÉPUBLIQUE DU SAUGEAIS
Un peu moins de cent bornes dans les dénivelés du Saugeais. Le tout à la vitesse d'une succession d'attaques et de relances ininterrompues. Une guerre des maillots sans merci sur les pentes Françaises du massif Jurassien.
lundi 22 avril 2013
"DE" LA PRATIQUE DU SPORT DANS L'ARMÉE FRANÇAISE
Un reportage en 4 chapitres, réalisé au mois de mars 2013 à Besançon, sur la pratique et le rôle du sport dans l'armée Française / © France Télévisions.
Plusieurs compagnies se croisaient ou attendaient leur tour pour des opérations au Liban, au Mali, à Djibouti ou en Afghanistan... Il neigeait encore un peu sur la place d'arme du quartier Joffre où nous avions planté notre caméra pour parler de sport dans l'armée Française... Du rôle d'une activité physique soutenue dans les rangs militaires. Une simple question, sans autre volonté particulière. Quelques heures de tournage programmées au 19e régiment d'artillerie de Besançon, dans le but de soumettre nos idées reçues à l'épreuve du terrain.
(Pour les musiques : BO de "Into the Wild"de Sean Penn composée par Eddie Vedder et BO de "Dead man" de Jim Jarmusch composée par Neil Young.
Je ne sais pas vous, mais pour moi, la caserne et l'uniforme... Les ordres hurlés sans raison à la face du petit personnel sans distinction et les corvées obligatoires de toutes sortes, ne m'avaient pas forcément laissé un souvenir impérissable. Une année au 27e bataillon de chasseurs alpins à Annecy il y a tout juste trente ans... L'adresse au dessus du lac, les dents de Lanfon, le mont Veyrier et la Tournette en toile de fond peuvent faire rêver, certes ! Mais Je l'avoue tout net : ce paysage là d'un peloton mis au pas où l'on avait cherché à me faire disparaitre dans la couleur kaki d'un bon millier de troufions réquisitionné avec moi pour l’occasion d’une tradition héritée du Directoire — ce style dont je transporte aujourd’hui l’élégante sobriété d’une chaise en noyer à pieds de sabre et son dossier à claire-voie dessiné d’une lyre d’un appartement à l’autre… — m’avait laissé un goût profond pour la rébellion, la mutinerie et l’émeute. Cette inclinaison pour l’indépendance d’esprit qui ne m'a plus jamais quitté depuis. C’était le temps du service militaire encore obligatoire, dans un contexte idéologique qui rendait la loi Jourdan du 5 septembre 1798 et ses nobles intérêts égalitaristes, pour le moins obsolètes depuis les évènements de mai 68… Je n’avais pas encore 20 ans et je me destinais alors à une vie entière consacrée à l’alpinisme de haut niveau en hésitant encore entre une certaine inclinaison pour la misanthropie et un combat politique sans merci contre toutes les formes d’injustice et d’aliénation. Ce cher vieux Bonatti et sa bataille aux Drus sur ma table de nuit pour entretenir mes cauchemars libertaires, et quelques cavernes naturelles un peu rustres pour installer mon duvet crasseux sous des volutes de poésie montagnarde. Tout ça pour vous dire de quel point de vue je partais avant de vous livrer ce témoignage professionnel de quelques gens en treillis rencontrés lors d’un tournage consacré au sport dans l’armée Française. D’aucun de mes coreligionnaires verront sûrement à travers ce compte rendu de 3 journées passées au quartier Joffre de Besançon, un hymne, pour ne pas dire une promotion de la chose militaire au lieu d’une critique en bonne et due forme attendue sur leurs écrans de principe. Et je ne sollicite aucunement leur indulgence. Car j’avoue qu’il m’a été permis de tout filmer sans restriction d’aucune sorte, sur l’insistance même d’une hiérarchie militaire parfaitement ouverte à ma volonté de tout voir. Oui, tant pis pour les postures faciles et les vérités toutes faites dont je suis souvent ceinturé dans mon métier, mais au principe du repli sur ses convictions premières, j’ai préféré l’émancipation d’un l’audit libre de tous arguments dogmatiques. Le fil d’une rencontre dont j’espère qu’il peut constituer l’objet désintéressé d’un échange de sentiments dégagé de toute autre arrière-pensée. Sportivement votre. JL Gantner
vendredi 15 février 2013
(PORTFOLIO) LA ROUTE / FÉVRIER 2013
Tony™ s'était d'abord écarté de la route pour réparer son pneu crevé. C'était cette sorte d'hiver ou le froid encombre un peu la couleur du ciel. La couleur orange, répandue sur l'asphalte et du bleu pour se causer un peu du temps qu'il fait.
vendredi 21 décembre 2012
PATRICE FORSANS, PHOTOGRAPHE
J'avais d'abord cru pousser la porte de son atelier de la rue Mégevand à Besançon, comme d'autres l'auraient fait bien avant moi à l'entrée de quelques adresses célèbres au 19e siècle à Paris. Celles où naissaient les Daguerréotypes de Nadar au 35 bd des Capucines, ou ceux de Charles Legros au 199 de la rue St Honoré. Ces maisons où l'on façonnait son nom et sa réputation avec des plaques à l'albumine, des catolytes ou des Émulsions au gélatino-bromure d'argent...
Patrice Forsans est "photographe à Besançon", une profession comme on l'indiquerait aussi facilement au recto de n'importe quelle carte de visite commerciale d'un millier de ses collègues, mais qui ne résumerait rien de ce grand artiste de la rue Mégevand ! Depuis quelques années le photographe d'origine Parisienne se consacre à une oeuvre singulière en noir et blanc qui fait l'objet d'une exposition dans son atelier Franc-Comtois mais aussi dans le quartier du Marais à Paris où un grand projet est en train de voir le jour. "Régénérations" ou le principe du souvenir d'un monde, déployé sous le prisme d'une multitude de points de vues possibles. "Si je me retourne, explique l'auteur" et que j'essaye de me rappeler une chose, j'aurais du mal à vous en livrer une seule définition". Tout est question de taille, de proportion sous la lumière de Patrice Forsans. Dans la matière des tirages barytés qu'il façonne lentement devant son écran d'ordinateur, l'ancien reporter des Pompiers de Paris devenu ce génial portraitiste du centre-ville Bisontin, syncrétise ses expériences humaines, ses fêlures d'homme surtout ! dans un rapport aux formes d'une sensibilité déconcertante. Le résultat : cette épure graphique à la bonne mesure de nos confrontations incessantes avec le temps qui passe et l'alchimie de nos amours perdus. Plus que la lumière, le temps dérègle nos trajectoires philosophiques dans la matière sombre qui nous réuni tous. Tout ne serait-il qu'une affaire d'ombre ? L'architecture secrète de la mélancolie. Où "notre part d'ombre"verrouille sa cible émouvante sur nos futures incandescences. Des arbres, mais tout ce qu'ils nous ressemblent. Le principe de l'infiniment raisonnable, poussé dans ses retranchements définitifs au confins de l'immense chaos cosmique. "Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ?" La question a été mille fois répétée... Mais dans l'oeuvre troublante de Patrice Forsans, l'interrogation prend une forme essentielle, magnifique.
Jean-Luc gantner
REPORTAGE © FRANCE TV 2012
samedi 17 novembre 2012
PATRICK EDLINGER EST MORT
Il avait 52 ans. Patrick Edlinger est décédé. C'est le Dauphiné libéré qui a donné l'information vendredi soir 16 novembre. Le grimpeur était une véritable légende de l'escalade. Dans les années quatre-vingt, le film "La vie au bout des doigts" réalisé par Jean-Paul Janssen, avait considérablement contribué à médiatiser la discipline. Patrick Edlinger devait participer aux 14e "Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble" ce mois de novembre 2012. Difficile de décrire le grimpeur sans l'image qu'il aura véhiculé toute sa vie. Celle d'un homme "libre" comme il le rappelait toujours lorsqu'il répondait à des interviews (Je ne sais pas exactement ce que contient cette définition un peu facile ?!... L'auteur de quelques solos magnifiques à Buoux dans le Lubéron, au Mali ou encore dans les les Gorges du Verdon...
Patrick Edlinger en 1983, lors d'une tentative à vue de "Chimpanzodrome" 7c+ / Les Saussois dans l'Yonne
Le grimpeur médiatique avait été le rédacteur en chef de Roc'n Wall entre 1997 et 2000 (un magazine entièrement consacré à l'escalade dite "libre") une pratique dont il aura été une des figures les plus représentatives après des types comme Jean-Claude Droyer, Marc et Stephane Troussier, puis Jean-Pierre Bouvier, Laurent Jacob, Jean-Baptise Tribout et les frères Marc et Antoine Le Menestrel... En 1986, Patrick Edlinger gagne l'une des toutes premières compétitions internationales d'escalade organisée à Bardonecchia et part représenter la France sur une épreuve en Russie un peu décalée de nos propres concepts occidentaux du moment. Que restera-t-il de tout ça ? Les compétitions d'escalade... on trouvait ça vraiment nul à l'époque avant que tout le monde se prenne au jeu bien sûr ! Les murs synthétiques au lieu des bivouacs en hiver sous les falaises de Saffres ou du Saussois. Des chronomètres officiels et des cadres fédéraux au lieu de nos errances dans la matière des grandes parois du sud de la France ou du massif du Mont-Blanc. Le public se souviendra longtemps du "Blond" "les mains nues" (comme la formule un peu "débile" était restée après une publication d'Actuel puis de Paris match). Mais le public, on s'en fout !... Patrick Edlinger, foutu le camp après ce Walter Bonatti en septembre de l'année dernière. Voilà ! JLG
vendredi 16 novembre 2012
JUSTE AVANT LE COUP DE FREINS !
Tony… vient de terminer toutes ses manip informatiques sur son portable, vérifier ses # sur son compte twitter, autoriser ses nouveaux amis cyclistes sur Face Fook, et télécharger les dernières mises à jour essentielles pour profiter pleinement des sites marchands les plus réputés du moment sur Internet. Tony jette un coup d’œil rapide sur le temps pourri à travers la fenêtre pendant qu’il flashe totalement sur une paire de chaussures Giro™ à 274,95 euros. Des pompes de vélo « à lacets » au look rétro malgré leur super couleur argent marquée de vert fluo. Une belle paire de pompes toutes neuves alors que Tony en a déjà une armoire pleine. Des souliers à velcros et des godasses à système de serrage par câble. Tout un placard de grandes marques™ moulées dans le carbone. Il tombe des cordes ce jour-là. Tony se dit qu’il essaierait bien de mettre le nez dans la théorie du même nom expliquée sur une fiche Wikipédia pour tenter de comprendre les origines du monde qui l’entoure et réussir à mettre au point une méthode efficace pour éradiquer définitivement cette météo de merde de son espace vital.
vendredi 19 octobre 2012
LE VOYAGE A BICYCLETTE
La route prend fin à quelques dizaines de kilomètres d’Odessa sur les rives occidentales de la mer Noire. Je ne peux éviter la mythique bande muette d’Eisenstein qui se superpose au grand escalier « Potemkine » et menant ces temps ci à un immense centre commercial. Le boulevard Primorski ou l’on aurait aperçu Pouchkine au temps de la grande Saint-Pétersbourg. Hermann Hess, Robert Capa et les cafés viennois, Sarajevo, le constructivisme soviétique et l’exil de Pouchkine sous le règne d’Alexandre… Une journée de repos bien remplie sur ma bicyclette pour décompresser d’une semaine de boulot. Jean-Luc Gantner








































